Sa biographie:

Astrophysicienne française spécialisée dans l’étude des débris spatiaux, Fatoumata Kébé œuvre pour rendre la science, et plus particulièrement l’astronomie, accessible à tous. Elle est née à Montreuil en 1985.
Elle est originaire de Kayes au Mali mais a grandi à Noisy-le-Sec.Passionnée depuis son plus jeune âge par la Lune, elle réalise également des projets artistiques et prend la plume pour célébrer cet astre qu’elle rêve, un jour, de fouler du pied.
Sa passion a commencé pour l’astronomie après avoir découvert l’encyclopédie astronomique de son père à l’âge de 8ans.
Ses études :
Elle a fait un bac scientifique et une licence ingénierie mécanique a l’université Pierre-et-Marie-Curie situé à Paris. Dans cette même université elle obtient un master en mécanique des fluides ( domaine de la physique consacré à l’étude des fluides et des forces ), elle a passé sa dernière année à l’université de Tokyo dans l’ingénierie spatiale.
Elle prépare ensuite un doctorat en astronomie. Elle s’intéresse principalement au debrits dont elle est specialisé spatiaux issus de la conquête spatiale.
Le chemin qui la mène jusqu’à la pratique de l’astrophysique est encore long. Après une licence en ingénierie mécanique, la jeune femme entre en master spécialisé en mécanique des fluides, dont la dernière année la conduit au Japon, et plus précisément à l’université de Tokyo, où elle étudie l’ingénierie spatiale et l’astronomie au sein d’un laboratoire qui fabrique de petits satellites.
Une année qu’elle passe à « pratiquer », et un premier contact avec l’astronomie qui l’amène jusqu’au doctorat, à l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE), au sein de l’Observatoire de Paris.
Elle soutient sa thèse intitulée « Étude de l’influence des incréments de vitesse impulsionnels sur les trajectoires de débris spatiaux » le 6 décembre 2016. Un « sujet passionnant » qui regroupe deux thèmes chers à l’astrophysicienne, l’environnement et l’espace.
Sa spécialisation :
Il a été démontré que les êtres humains ont une origine stellaire : certains éléments dont nous sommes composés viennent d’étoiles et autres composants de l’Espace. Si l’étude de l’Espace permet de retracer nos origines, elle ne justifie pas pour autant notre impact sur l’environnement, sa seconde passion. C’est ainsi qu’elle fait des débris spatiaux son thème de recherche principal – ces vestiges de l’activité humaine autour de notre planète, que l’on peut assimiler à des déchets -.
Lorsque l’on envoie des satellites dans l’espace, certains peuvent entrer en collision, d’autres exploser ou se détériorer. Résultat, des centaines de milliers de débris sont générés. Son travail est d’étudier leurs trajectoires sur le long terme, en prenant en compte les forces qui peuvent agir dessus, comme celles du Soleil, de l’aplatissement et l’atmosphère terrestre.»
Après sa thèse, Fatoumata Kébé se verrait bien astronome, chercheuse, même si « c’est vraiment la crise dans le milieu » et que les rares places y sont très chères…
« Soyons réalistes, je ne pense pas que j’aurai assez de soutiens pour obtenir de tels postes », ajoute-t-elle. Alors, elle pense plutôt à entamer une carrière de chercheur-entrepreneur, en s’appuyant sur des fonds privés.